Rendez hommage à Roland et soutenez la famille en laissant un message ou en faisant livrer des fleurs à la cérémonie .
Déposez vos condoléances
Faites livrer des fleurs
Partagez des photos
Déposer des photos
3 hommages ont été rendus :
Message de Corinne Perdreau
Publié le 26 août 2026 à 13:38
" Cet hommage n’est visible que par la famille. "
Message de Philippe Dannerolle
Publié le 15 août 2026 à 19:25
" Cet hommage n’est visible que par la famille. "
Message de Ivan Darlet accompagné de photo(s)
Publié le 15 août 2026 à 14:48
" Mon Papa est parti cette nuit entouré de tous ses proches.
La disparition des personnes que nous aimons est malheureusement d’une banalité déconcertante et arrive tous les jours. Mais ça ne doit pas rendre les hommages insipides.
Ce message n’est pas destiné à conjurer ma douleur mais à rendre hommage à un homme d’exception et à informer les personnes pour lesquelles il comptait.
Enfant de la guerre, Il à toujours été exemplaire, ainé de la fratrie dans figure paternelle à la maison, il a veillé sur tous ses 9 frères et sœurs pendant et au sortir de la grande guerre mondiale. Ils étaient tous très jeunes.
Issu d’un milieu très pauvre, il a commencé par travailler à l’usine tout en faisant l’ecole centrale durant 11 ans par cours du soir pour devenir ingénieur.
Sa première maison était un amas de gravas avec de la terre battue qu’il s’est efforcé de rendre vivable.
Il a lutté courageusement contre plusieurs cancers et d’autres maladies.
A 90 ans, après des années interminables de combat contre des cancers très agressifs et après 95 chimiothérapies, les médecins ont évoqué le caractère exceptionnel de cette lutte acharnée contre la maladie et ont souligné sa capacité extraordinaire à déjouer tous les pronostics. Ils ont avoué n’avoir vu que très peu de personnes de cette trempe avec cette détermination.
Il a bâti sa maison et tous ses meubles de ses mains. C’était un travailleur comme il en existe plus… il travaillait la plupart de son temps dans son atelier qu’il avait lui même construit.
Il s’est toujours contenté de son argent de poche car il n’avait besoin de pas grand-chose pour trouver la sérénité. Vous en connaissez beaucoup des hommes qui se contentaient de si peu …
64 de mariage… Plusieurs petits enfants et arrières petits enfants dont il s’est occupé avec un dévouement remarquable, les valeurs de la famille étaient pour lui les essentielles.
Il fait parti des hommes d’honneur du passé, piliers de l’histoire de notre famille, Il n’était pas démonstratif mais a toujours été d’une bienveillance sans bornes, enfant de la guerre, c’est un homme de principes, de valeurs et de devoirs qui est rentré pour la première fois dans un bar il y a peu quand je m’efforçais de le faire marcher pour entretenir ses muscles qui faiblissaient.
Je crois que je ne l’ai jamais vu verser une larme avant cette cruelle descente aux enfers.
Il était là pour mon premier souffle, j’étais là pour son dernier souffle….
Quelques heures avant son départ sous sédation profonde, il a tenu à ouvrir une bouteille de champagne et la boire avec nous. C’est cette photo que je posterai car elle est le symbole de son courage et sa dignité.
« Nous naissons seuls, nous vivons seuls, nous mourrons seuls. Il n'y a qu'à travers l'amour et l'amitié que nous pouvons, l'espace d'un instant, créer l'illusion que nous ne sommes pas seuls. »
Orson Welles "
La disparition des personnes que nous aimons est malheureusement d’une banalité déconcertante et arrive tous les jours. Mais ça ne doit pas rendre les hommages insipides.
Ce message n’est pas destiné à conjurer ma douleur mais à rendre hommage à un homme d’exception et à informer les personnes pour lesquelles il comptait.
Enfant de la guerre, Il à toujours été exemplaire, ainé de la fratrie dans figure paternelle à la maison, il a veillé sur tous ses 9 frères et sœurs pendant et au sortir de la grande guerre mondiale. Ils étaient tous très jeunes.
Issu d’un milieu très pauvre, il a commencé par travailler à l’usine tout en faisant l’ecole centrale durant 11 ans par cours du soir pour devenir ingénieur.
Sa première maison était un amas de gravas avec de la terre battue qu’il s’est efforcé de rendre vivable.
Il a lutté courageusement contre plusieurs cancers et d’autres maladies.
A 90 ans, après des années interminables de combat contre des cancers très agressifs et après 95 chimiothérapies, les médecins ont évoqué le caractère exceptionnel de cette lutte acharnée contre la maladie et ont souligné sa capacité extraordinaire à déjouer tous les pronostics. Ils ont avoué n’avoir vu que très peu de personnes de cette trempe avec cette détermination.
Il a bâti sa maison et tous ses meubles de ses mains. C’était un travailleur comme il en existe plus… il travaillait la plupart de son temps dans son atelier qu’il avait lui même construit.
Il s’est toujours contenté de son argent de poche car il n’avait besoin de pas grand-chose pour trouver la sérénité. Vous en connaissez beaucoup des hommes qui se contentaient de si peu …
64 de mariage… Plusieurs petits enfants et arrières petits enfants dont il s’est occupé avec un dévouement remarquable, les valeurs de la famille étaient pour lui les essentielles.
Il fait parti des hommes d’honneur du passé, piliers de l’histoire de notre famille, Il n’était pas démonstratif mais a toujours été d’une bienveillance sans bornes, enfant de la guerre, c’est un homme de principes, de valeurs et de devoirs qui est rentré pour la première fois dans un bar il y a peu quand je m’efforçais de le faire marcher pour entretenir ses muscles qui faiblissaient.
Je crois que je ne l’ai jamais vu verser une larme avant cette cruelle descente aux enfers.
Il était là pour mon premier souffle, j’étais là pour son dernier souffle….
Quelques heures avant son départ sous sédation profonde, il a tenu à ouvrir une bouteille de champagne et la boire avec nous. C’est cette photo que je posterai car elle est le symbole de son courage et sa dignité.
« Nous naissons seuls, nous vivons seuls, nous mourrons seuls. Il n'y a qu'à travers l'amour et l'amitié que nous pouvons, l'espace d'un instant, créer l'illusion que nous ne sommes pas seuls. »
Orson Welles "















